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Retour de la relâche : comment remettre votre enfant sur les rails avant juin

Retour de la relâche : comment remettre votre enfant sur les rails avant juin

L'équipe TutorAide

La semaine de relâche, c’est fini. Votre enfant a probablement passé une bonne semaine — ski, écrans, grasses matinées, ou un mélange des trois. Rien de mal là-dedans.

Mais maintenant, la réalité se pointe : il reste environ 12 semaines avant les examens de fin d’année. Pour les élèves de 6e année du primaire et de secondaire 4 et 5, les épreuves du ministère arrivent en juin. Et entre la relâche et ces examens, le rythme en classe ne ralentit pas — il accélère.

Si votre enfant était déjà un peu juste avant la pause, ces 12 semaines vont passer vite. Voici comment reprendre le contrôle, sans panique et sans nuits blanches.

Faire le point honnêtement

Avant de parler de plan d’étude, la première étape est de comprendre où en est votre enfant vraiment. Pas où vous pensez qu’il en est — où il en est selon ses résultats.

Connectez-vous au portail de l’école. La plupart des centres de services scolaires au Québec utilisent Mozaïk ou Google Classroom. Regardez les notes des dernières évaluations, les travaux remis (ou pas), et les commentaires des enseignants.

Quelques questions à vous poser :

  • Est-ce qu’il y a des travaux non remis qui traînent depuis avant la relâche?
  • Les résultats des dernières évaluations étaient-ils stables, en hausse ou en baisse?
  • Y a-t-il une matière qui pose problème de façon récurrente?

Si tout est correct, la relâche n’a probablement pas causé de tort. Si des signaux d’alarme existaient déjà avant la pause, ils n’ont pas disparu pendant la semaine de congé.

Le calendrier réel d’ici juin

Voici ce qui attend les élèves entre maintenant et la fin de l’année scolaire 2025-2026 :

Mars-avril : Les enseignants entament les derniers blocs de matière. C’est souvent la période la plus dense en nouvelles notions — particulièrement en math et en sciences. Les SAÉ (situations d’apprentissage et d’évaluation) du troisième bulletin se préparent aussi pendant cette période.

Mai : Les révisions commencent. La plupart des enseignants consacrent les deux dernières semaines de mai à la révision. Les examens de commission scolaire arrivent généralement à la fin du mois.

Juin : Les épreuves ministérielles. En 2026, les examens de français de 6e année du primaire (lecture et écriture) se déroulent en début de juin. En secondaire 5, l’épreuve d’écriture en français a eu lieu en décembre, mais d’autres examens (math, sciences, histoire) se déroulent en juin. Le calendrier exact varie selon le centre de services scolaire — vérifiez auprès du CSSDM, du CSS de Laval ou de votre CSS local.

Un plan semaine par semaine (qui tient debout)

Plutôt qu’un plan théorique, voici une approche réaliste qui tient compte du fait que votre enfant a aussi des devoirs quotidiens, des activités parascolaires et une vie.

Semaines 1-2 (mars) : Combler les trous

L’objectif n’est pas de tout réviser. C’est d’identifier les notions fragiles et de les consolider maintenant, avant que les nouvelles notions s’empilent dessus.

Pour le primaire : concentrez-vous sur les tables de multiplication (si elles ne sont pas solides, tout le reste en math devient plus difficile), les accords en français, et la compréhension de lecture.

Pour le secondaire : ciblez les notions préalables. En math de secondaire 3 et 4, si les fonctions affines ne sont pas claires, les fonctions quadratiques seront impossibles. En français, si la structure du texte argumentatif n’est pas comprise, l’épreuve de mai-juin sera un mur.

Semaines 3-6 (fin mars — mi-avril) : Suivre le rythme + rattraper

C’est la période critique. Les enseignants avancent dans la matière, et votre enfant doit à la fois suivre les nouvelles notions et consolider les anciennes.

La clé : 20 à 30 minutes de révision chaque soir, en plus des devoirs réguliers. Pas plus. La régularité bat l’intensité à chaque fois.

Un truc qui fonctionne : à la fin de chaque journée d’école, demandez à votre enfant de vous expliquer une chose qu’il a apprise aujourd’hui. S’il ne peut pas l’expliquer, c’est une notion à revoir.

Semaines 7-10 (mi-avril — mi-mai) : Mode révision progressive

Commencez à intégrer des périodes de révision plus structurées. Le meilleur outil à ce stade : les anciens examens. Demandez à l’enseignant ou consultez le site du ministère de l’Éducation pour les épreuves des années passées.

Pour les épreuves ministérielles spécifiquement, le format ne change pas beaucoup d’une année à l’autre. Pratiquer avec les épreuves de 2024 et 2025 est la meilleure préparation possible.

Semaines 11-12 (fin mai — début juin) : Dernière ligne droite

À ce point, il ne reste plus qu’à consolider ce qui est acquis. Ce n’est pas le moment d’apprendre des notions entièrement nouvelles. Révisez les points forts (pour garder la confiance) et faites un dernier passage sur les points faibles.

Attention au sommeil. Un élève qui dort 7 heures par nuit au secondaire (ou 9-10 heures au primaire) performe mieux à un examen qu’un élève qui a révisé jusqu’à minuit.

Quand un tuteur fait une vraie différence

Soyons directs : tous les élèves n’ont pas besoin d’un tuteur. Si votre enfant a des résultats stables, comprend la matière et est autonome dans ses devoirs, la routine de révision à la maison peut suffire.

Un tuteur devient pertinent dans ces situations :

Le retard est déjà installé. Si votre enfant a accumulé des lacunes depuis le premier ou le deuxième bulletin, 12 semaines de révision à la maison ne suffiront probablement pas à tout rattraper seul. Un tuteur peut identifier exactement où sont les trous et travailler dessus de façon ciblée.

Une matière spécifique bloque. En math surtout, les notions sont séquentielles. Si la base n’est pas solide, tout ce qui vient après est fragile. Un tuteur en math peut remonter à la source du problème — parfois deux niveaux en arrière — et reconstruire à partir de là.

Le stress paralyse. Certains élèves comprennent la matière mais figent en situation d’examen. Un tuteur qui connaît le format des épreuves ministérielles peut faire des simulations d’examen en conditions réelles. Ça fait toute la différence.

Vous n’arrivez plus à aider. À partir du secondaire 3, le contenu devient spécialisé. Aider en math SN de secondaire 4 ou en chimie de secondaire 5 dépasse les souvenirs scolaires de la plupart des parents. C’est normal — et c’est correct de déléguer.

Ce qui ne fonctionne pas (malgré les bonnes intentions)

Quelques approches que les parents essaient souvent, mais qui donnent rarement des résultats :

Le « blitz » de fin de semaine. Trois heures d’étude un samedi ne remplacent pas 30 minutes chaque soir de la semaine. Le cerveau a besoin de révisions espacées pour retenir l’information à long terme.

Acheter des cahiers d’exercices sans encadrement. Un cahier Bescherelle ou un cahier de math, c’est un outil. Mais si votre enfant ne comprend pas la notion de base, faire 50 exercices sur une notion mal comprise ne fait que renforcer l’erreur.

Comparer avec les autres élèves. « La fille de ma collègue a eu 90% en math… » Ce genre de commentaire crée de l’anxiété, pas de la motivation. Comparez votre enfant à lui-même — est-ce qu’il progresse par rapport à son dernier bulletin?


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Questions fréquentes

Comment savoir si mon enfant a pris du retard pendant la relâche?

Vérifiez avec l'enseignant s'il y a des travaux non remis ou des notions mal comprises avant la pause. Consultez le portail de l'école (Mozaïk, Google Classroom) pour voir les résultats récents. Si votre enfant hésite sur des exercices qu'il maîtrisait avant la relâche, c'est un signe qu'un rappel serait utile.

Quand commencer la préparation pour les examens de juin au Québec?

Idéalement, dès le retour de la relâche en mars. Ça laisse environ 12 semaines avant les examens de fin d'année, et 14 semaines avant les épreuves du ministère en juin. Commencer tôt permet d'étudier à un rythme raisonnable sans période de stress intense.

Combien de temps par jour un élève devrait-il étudier pour les examens?

Pour le primaire, 20 à 30 minutes de révision ciblée par soir suffisent. Au secondaire, visez 45 à 60 minutes, en alternant les matières. L'important, c'est la régularité — une demi-heure chaque soir vaut mieux que trois heures la veille de l'examen.

Est-ce qu'un tuteur peut aider à préparer les examens du ministère?

Oui. Un bon tuteur connaît le format des épreuves ministérielles et peut cibler exactement les compétences évaluées. En français de secondaire 5, par exemple, il peut travailler le texte argumentatif avec les critères précis du ministère. En math de secondaire 4, il peut se concentrer sur les résolutions de problèmes contextualisés qui comptent pour une grande partie de la note.

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